50 ans
de vie rémoise
1950-2000
Alain Moyat


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De Gaulle-Adenauer
: la Réconciliation
par
Alain Moyat
8 juillet 1862. — Deux ans après le discours du numéro 1 soviétique
dans la cité des sacres mettant en garde les Français contre «le danger
allemand», la rencontre entre le général de Gaulle, président de la
République, et le chancelier Konrad Adenauer fut un événement
historique.

La rencontre entre le général
de Gaulle, président de la République,
et le chancelier Konrad Adenauer, ici en compagnie de Mgr Marty,
fut un événement historique. Photo L'Union.
C'est officiellement ce jour-là qu'est née la réconciliation
franco-allemande, peut-être aussi sans doute «l'Europe des cœurs»,
comme l'a ressenti à l'époque Roger Crespin, adjoint au maire. Un
événement emprunt de solennité en présence pourtant de près de 5000
fidèles réunis pour «la messe de la Paix» en la cathédrale Notre-Dame.
L'Histoire retiendra aussi l'image du Général, agenouillé sur un
prie-Dieu, le chancelier Konrad Adenauer à ses côtés, dans la même
attitude d'humilité.
Jean Falala, conseiller général à l'époque, eut la
même émotion, mais fait remarquer que la journée ne fut pas une journée
de fête. «Pour cette réconciliation franco-allemande scellée entre de
Gaulle et le chancelier Adenauer, il faut avouer que la population
n'était pas très enthousiaste. Demander la réconciliation, de ne pas
faire la guerre, c'était un peu tôt. Il n'y a pas eu d'hostilité, le
chancelier fut bien accueilli, mais sans exubérance.»
Extrait de 50 ans de vie
rémoise 1950-2000 d'Alain Moyat. © Éditions Fradet, 2000. Tous
droits réservés.
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