Champagne !
Jacques Mambret
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Champagne
!
Jacques
Mambret
Broché
- 24 x 28 cm. 136 pages. Plus de 200 reproductions. 2002.
ISBN
978-2-909952-10-9 - 14 €
À la
Belle Époque, dans les Années folles encore, nombreuses sont les
maisons de champagne, grandes ou petites, qui produisent des cartes
postales publicitaires : Deutz
et Geldermann, Heidsieck et Cie
Monopole, Mercier, Moët et Chandon,
etc. Elles en confient la réalisation à des
illustrateurs renommés comme Calbet, Cappiello, Capy, Dryden, Grün,
Léandre, Mauzan, Mucha,
Rabier,
Sepo, Steinlen, d'Ylen, pour n'en citer que quelques uns. D'autres sont
moins connus. Certains restent anonymes. Résultat en tout cas : des
petits chefs-d'oeuvre d'imagination, d'élégance, de drôlerie... Jacques
Mambret en a réuni plus de 200 qu'il nous présente, qu'il fait parler
aussi. Ces cartes ont tant à dire !
L'auteur
Né en 1938, originaire du Midi, professeur agrégé de
sciences physiques, Jacques Mambret a enseigné à Reims de 1970 à 1998.
Passionné de cartes postales anciennes, il est le président-fondateur
de l’association AMICARTE 51 qu’il a créée avec quelques amis et qui
est aujourd’hui florissante. Il publie en 1987 son premier ouvrage :
C.B.R. - Le Chemin de fer de la Banlieue de Reims au début du siècle.
Par la suite, son intérêt pour les illustrateurs qui ont mis leur
talent au service de la «réclame» depuis la fin du XIXe siècle
jusqu’aux années 1930 conduit Jacques Mambret à entreprendre des
recherches sur les cartes postales publicitaires éditées à cette époque
par les maisons de champagne.
Commentaires
Des
illustrateurs de renom proposent leur patte à la publicité du
champagne. On y retrouve le savoureux Benjamin Rabier, le voluptueux
Alfons Mucha ou l’exquise Louise Le Vavasseur. Souvent, les cartes
postales publicitaires du champagne se présentent sous la forme de
séries. Séries humoristiques, enfantines et même historiques, de Noé à
Mimi Pinson ! Mais le thème le plus présent est celui de la femme
élégante, obsessionnellement associée à l’élégance du vin... Un beau
cadeau de fêtes.
Jean-Luc
Saget,
La
Champagne Viticole.
Un
tapis rouge se trouve ici déroulé page à page. On y trouve associées
les principales marques aux artistes qu’elles sollicitèrent. On y
rencontre aussi des maisons moins importantes mais qu’il était bon et
utile de citer. On y découvre des documents inédits et des faits
jusqu’alors inconnus. Et, grâce à ces images, c’est toute la beauté du
champagne qui se révèle à nous.
Serge
Zeyons,
Timbres
Magazine.
Il
n’existait presque rien sur des illustrateurs renommés en leur temps.
Ainsi, pour l’Autrichien Ernest Dryden, Jacques Mambret a-t-il dû
consulter la bibliothèque nationale de Vienne... De 1898 aux années
trente, son album concentre l’essentiel des connaissances sur un sujet
qui n’avait jamais été à ce point exploré. Il fera donc autorité en
Champagne, tout en plaisant aux amateurs de beaux livres...»
Franck
Leclerc, L’Union.
La carte postale est née
en 1869, quelques années seulement avant la belle époque
particulièrement favorable au champagne : Jacques Mambret a
collectionné ces illustrations publicitaires qui évoluent au rythme de
l’art et de la mode, dans un livre-album édité par Fradet-Reims.
Illustrations familiales
pour certaines, comme une série de dessins fin XIXe au crayon gras
exaltant quatre moments de la vie : mariage, baptême, banquet et noces
d’or, par quatre graphistes pour les champagnes Henriot.
Moins familial, un dessin
de Mourgue, pour le restaurant Auguste de Shangaï, évoque les fêtes
galantes arrosées de «Cordon rouge», une marque de Mumm dont
l’étiquette évoquait le ruban de la Légion d’honneur.
Et, en 1901, les
champagnes Bulteaux ont replacé leur vin aux travers des âges depuis
Noë et les Égyptiens à Napoléon, d’Éve à Mimi Pinson, en dessins
d’Henry Morin accompagnés parfois de naïfs quatrains publicitaires :
«Le Roi-Soleil à soixante ans / Savait encore... aimer les femmes, / Eh
bien ! cet éternel printemps, / Il le dut au Bulteaux, Mesdames.»
Et pour tenter les
Américains pendant les temps de la prohibition, sur une carte réalisée
à Vancouver au Canada, le Cordon Rouge revient, trônant entre bière,
whisky, gin et whiskey pour mieux tenter les clients de Seattle à venir
interrompre leur tempérance au-delà des frontières.
Page après page, d’une
carte postale à l’autre, les illustrateurs du champagne ont revisité
les fables de La Fontaine, réconcilié le bestiaire, flûte pour la
cigogne et coupe pour le renard. Ou encore évoqué la «Revue nègre» à
l’affiche à Paris et chanté l’univers bucolique de la vigne, chérubins
à l’appui.
Un parcours graphique et
initiatique à poser entre deux coupes.
AFP
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